Le Dr Hussein Issa, Vice-Premier ministre pour les Affaires économiques, a présidé la première réunion du Groupe ministériel pour l'entrepreneuriat. Cette rencontre faisait suite à la restructuration du groupe, décidée par le Premier ministre en avril dernier. L'objectif était de discuter du plan de travail exécutif pour la période à venir, en présence de plusieurs ministres et responsables des organismes économiques, financiers et réglementaires concernés.
Ont participé à cette réunion le Dr Sherif Farouk, ministre de l'Approvisionnement et du Commerce intérieur, le Dr Mohamed Farid, ministre de l'Investissement et du Commerce extérieur, et le Dr Ahmed Rostom, ministre de la Planification et du Développement économique. Étaient également présents Yasser Sobhy, vice-ministre des Finances pour les politiques financières, Tarek El Kholy, vice-gouverneur de la Banque centrale, l'ambassadeur Khaled Anis, assistant du ministre des Affaires étrangères, le Dr Islam Azzam, président de l'Autorité de régulation financière, et Basil Rahmy, PDG de l'Agence de développement des micro, petites et moyennes entreprises, ainsi que de nombreux responsables de divers ministères et organismes.
Dès l'ouverture de la réunion, le Dr Hussein Issa a souligné que le dossier de l'entrepreneuriat est une priorité absolue pour le gouvernement. Il a insisté sur son rôle crucial pour soutenir les idées novatrices et les transformer en projets capables de croître, de générer des profits et de créer des emplois pour les jeunes.
Il a expliqué que la prochaine étape verra la création du secrétariat technique du Groupe ministériel. Le ministère de la Planification et du Développement économique sera chargé de la coordination et de l'organisation des travaux du groupe, sous la supervision du Vice-Premier ministre pour les Affaires économiques.
Il a également précisé que le dossier de l'entrepreneuriat ne dépend pas d'un seul ministère. Au contraire, il exige une intégration et une coordination étroites entre les différentes entités ministérielles, économiques, financières et réglementaires.
De son côté, le Dr Mohamed Farid, ministre de l'Investissement et du Commerce extérieur, a affirmé que soutenir l'écosystème entrepreneurial demande une intégration forte, tant au niveau gouvernemental qu'institutionnel, entre toutes les parties prenantes. Cela permettra de maximiser les retombées économiques et de renforcer l'impact des startups sur le développement.
Le ministre a expliqué que l'État considère l'entrepreneuriat comme un moteur clé de la croissance économique. C'est aussi un levier essentiel pour la création d'emplois, l'innovation et le renforcement de la compétitivité de l'économie égyptienne, tant au niveau régional qu'international.
Il a ajouté que le ministère de l'Investissement travaille actuellement sur six axes stratégiques. L'objectif est de créer un environnement plus attractif pour les startups, notamment en améliorant la méthodologie de travail au sein de l'Autorité générale de l'investissement et des zones franches pour qu'elle soutienne davantage l'innovation et l'entrepreneuriat.
Il a également mentionné les efforts pour adopter des critères d'évaluation financière des startups qui soient adaptés à leurs modèles d'affaires basés sur une croissance rapide. De plus, il s'agit de réglementer les mécanismes de reconnaissance des accords d'actionnaires, ce qui renforcera les cadres juridiques et la gouvernance au sein de ces jeunes entreprises.
Le ministre a évoqué l'étude de l'activation d'outils de financement modernes, comme les obligations convertibles (Convertible Notes). C'est un instrument de financement reconnu mondialement pour accompagner les startups à travers leurs différentes phases de croissance.
Il a également signalé la mise en place du premier laboratoire réglementaire dans le secteur du commerce extérieur. L'idée est de permettre aux entrepreneurs de proposer des solutions innovantes pour booster les exportations égyptiennes, en tirant parti des données, des accords commerciaux et des opportunités d'exportation.
Il a expliqué que le Fonds souverain travaille à la création d'une société de capital-risque cotée en bourse. Cela offrira des canaux de financement innovants et durables pour les startups et contribuera à attirer davantage d'investissements dans ce secteur.
Pendant la réunion, le Dr Ahmed Rostom, ministre de la Planification et du Développement économique, a présenté les grandes lignes du cadre exécutif national pour le soutien à l'entrepreneuriat et à l'innovation. Ce cadre vise à faire de l'Égypte un pôle régional pour l'innovation durable et à augmenter les taux de croissance et de survie des startups jusqu'à leur maturité.
Il a ajouté que ce cadre exécutif se concentre également sur le développement des capacités des startups et leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales. Il vise aussi à stimuler l'innovation dans les secteurs prioritaires, à créer des centres régionaux en dehors du Grand Caire, et à soutenir l'autonomisation économique des femmes entrepreneures ainsi que l'inclusion des personnes handicapées.
Le ministre a affirmé que la mise en œuvre de ce cadre se fera sous l'égide du Groupe ministériel pour l'entrepreneuriat, en parfaite coordination avec les différentes entités nationales.
Il a précisé que le gouvernement s'efforcera de tirer le meilleur parti des capacités de l'Agence de développement des micro, petites et moyennes entreprises. Il compte aussi sur les entités rattachées au ministère de la Planification et du Développement économique, comme le Centre égyptien pour l'entrepreneuriat et l'innovation et la société 'NI Capital', filiale de la Banque nationale d'investissement.
Il a ajouté que la période à venir verra le lancement du Forum national de l'entrepreneuriat, en collaboration avec l'Agence de développement des micro, petites et moyennes entreprises et avec la participation des acteurs clés du secteur.
Le ministre a expliqué que le cadre exécutif prévoit également de renforcer le rôle de l'Unité de l'entrepreneuriat, rattachée au Premier ministre. Cette unité sera chargée d'élaborer et de mettre à jour un programme national pour soutenir les startups, de la phase de génération d'idées jusqu'à la maturité et la sortie. Elle proposera aussi des réformes législatives et réglementaires pour le secteur et renforcera la coordination entre le gouvernement, le secteur privé et les investisseurs.
Il a également souligné l'importance de proposer des mécanismes de financement variés et innovants pour les startups. Il a précisé que le cadre exécutif prévoit une coordination entre 'NI Capital' et l'Agence de développement des micro, petites et moyennes entreprises pour offrir diverses solutions de financement. Cela inclut la création et la gestion de fonds d'investissement spécialisés et le développement de mécanismes d'investissement direct pour soutenir la croissance des startups.
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