Dans le cadre d'initiatives visant à orienter les financements internationaux vers les secteurs prioritaires, la Société Financière Internationale (IFC) a confirmé son intention de financer, au cours de la prochaine phase, des projets de transformation numérique, d'économie verte et d'énergie propre en Égypte. L'objectif est de renforcer le cheminement vers le développement durable et d'accroître l'attractivité du marché pour les investissements étrangers.
Cette annonce a été faite lors d'une rencontre entre Mohamed Farid Saleh, ministre de l'Investissement et du Commerce extérieur, et Makhtar Diop, directeur général de l'IFC, en présence de hauts responsables, en marge des réunions du Fonds Monétaire International et du Groupe de la Banque Mondiale à Washington D.C., la capitale américaine.
Au cours de la réunion, Makhtar Diop a souligné l'engagement de l'IFC à étendre ses investissements sur le marché égyptien, tout en offrant un soutien technique au secteur privé. Ceci vise à renforcer sa capacité de croissance et d'expansion, compte tenu des développements économiques en matière de réformes structurelles.
De son côté, Mohamed Farid Saleh a indiqué que l'État poursuit la mise en œuvre d'un programme complet de réformes économiques. Celles-ci visent à autonomiser le secteur privé et à renforcer son rôle de moteur principal de la croissance. Il a précisé que ces mesures incluent l'application d'un régime de taux de change flexible, la mise à jour du document de politique de propriété de l'État et la poursuite du programme d'offres publiques.
Il a expliqué que le gouvernement se concentre actuellement sur l'amélioration de l'environnement des affaires. Cela passe par la simplification des procédures, l'expansion de la numérisation des services et l'octroi d'incitations fiscales et douanières ciblées. Ces actions contribuent à réduire le coût de l'investissement, à accélérer le rythme d'exécution et à renforcer la confiance des investisseurs dans le marché égyptien.
Le ministre a souligné l'importance du partenariat avec l'IFC pour soutenir les secteurs prioritaires, notamment les énergies nouvelles et renouvelables, l'hydrogène vert, les infrastructures et la transformation numérique. Il a également exprimé le souhait d'élargir les horizons de coopération afin de stimuler les flux d'investissement et d'atteindre les objectifs de développement durable.
Le ministre a également passé en revue plusieurs outils exécutifs que le gouvernement s'efforce d'activer. Ceux-ci comprennent le développement des zones franches et le renforcement de leur capacité d'exportation, l'activation de zones d'investissement spéciales permettant la délivrance directe de licences, ainsi que la mise à jour du cadre législatif régissant l'investissement conformément aux meilleures pratiques internationales.
La réunion a également abordé de nouvelles opportunités d'investissement, telles que le développement et la gestion d'aéroports en partenariat avec des entreprises mondiales, le soutien au secteur touristique, et l'expansion des industries manufacturières et minières. Ces initiatives visent à augmenter la valeur ajoutée et à renforcer la compétitivité des exportations égyptiennes.
Farid a affirmé que l'Égypte représente une plateforme de production et d'exportation intégrée et une porte d'entrée majeure vers les marchés africains, tirant parti de sa position stratégique et de ses accords commerciaux. Il a insisté sur l'importance de développer des mécanismes de financement conjoints pour soutenir l'expansion sur le continent africain et renforcer les modèles de coopération régionale.
Dans le même contexte, Badr Abdel Aty, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l'étranger, a souligné l'importance du rôle de l'IFC dans le soutien au secteur privé. Il a insisté sur la nécessité de bâtir sur ce partenariat pour élargir les domaines de coopération, notamment dans les secteurs de l'énergie, des infrastructures et des soins de santé.
De même, Hussein Issa, vice-président du Conseil des ministres pour les Affaires économiques, a insisté sur la poursuite par le gouvernement de politiques visant à autonomiser le secteur privé et à accroître sa contribution à l'activité économique, parallèlement à la mise en œuvre du programme d'offres publiques et du document de politique de propriété de l'État.
De son côté, Ahmed Rostom, ministre de la Planification et du Développement économique, a affirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la mise en œuvre du programme de réforme économique. L'objectif est de soutenir une croissance inclusive et durable et d'améliorer l'efficacité de la gestion des ressources économiques.
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