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Mohamed Shamroukh : L'Égypte modernise sa cybersécurité et délivre 49 licences d'entreprise

L'Égypte mise clairement sur le secteur privé pour renforcer sa cybersécurité ! Le pays encourage activement les entreprises à participer aux évaluations, audits et services, ce qui promet de dynamiser la concurrence, d'améliorer la qualité des prestations et de booster l'innovation sur le marché.

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Mohamed Shamroukh : L'Égypte modernise sa cybersécurité et délivre 49 licences d'entreprise

Mohamed Shamroukh, PDG de l'Autorité Nationale de Régulation des Télécommunications (NTRA) en Égypte, a confirmé que le pays s'attelle à moderniser son cadre législatif et réglementaire pour le secteur de la technologie et de la cybersécurité. L'objectif est de s'adapter aux menaces numériques en constante évolution et aux exigences de la transformation digitale. Cette annonce a été faite lors d'une session de discussion animée par le journaliste Osama Kamal, président de Mercury Communications, dans le cadre de la cinquième édition de la conférence et exposition sur la sécurité de l'information et la cybersécurité, CAISEC’26. De nombreux leaders et experts des secteurs des télécommunications et de la cybersécurité y ont participé. M. Shamroukh a expliqué que la loi n° 175 de 2018 sur la lutte contre la cybercriminalité a permis de criminaliser les délits électroniques et de soutenir les autorités d'enquête et judiciaires dans la gestion des preuves numériques. Cependant, la phase actuelle exige un cadre plus complet, abordant les aspects réglementaires et de surveillance de l'industrie de la cybersécurité, en plus des aspects pénaux et judiciaires. C'est précisément ce sur quoi travaille l'État égyptien. Il a également révélé qu'un cadre réglementaire complet pour l'octroi de licences aux entreprises de cybersécurité opérant sur le marché égyptien a été finalisé. L'Autorité a déjà lancé un système de licences pour les entreprises, couvrant divers services, y compris les services techniques spécialisés et les services de cybersécurité gérés. Il a ajouté que 49 entreprises ont déjà obtenu des licences officielles de l'Autorité, et la demande de licences ne cesse de croître avec l'expansion rapide du marché. Il a souligné qu'obtenir une licence signifie que l'entreprise a rempli toutes les exigences techniques, réglementaires et de sécurité, ce qui réduit la duplication des procédures d'approbation, accélère les opérations et soutient l'investissement. Il a également mentionné que l'État adopte une orientation claire pour renforcer la participation du secteur privé dans l'écosystème de la cybersécurité, que ce soit pour les évaluations, les audits ou la prestation de services. Cela favorise la concurrence, améliore la qualité des services et stimule l'innovation sur le marché. M. Shamroukh a insisté sur le fait que la cybersécurité n'est plus un simple dossier technique limité à la protection des réseaux et des ordinateurs. C'est désormais une question stratégique liée à la sécurité nationale, à l'économie du pays et à la continuité des services numériques, surtout avec l'adoption croissante des technologies de cloud computing, de l'Internet des objets (IoT) et des centres de données. Il a expliqué que la prolifération des appareils connectés à Internet pose de nouveaux défis, nécessitant l'établissement de normes claires pour leur sécurisation, ainsi que la mise à jour continue des législations et le développement de cadres de gouvernance pour suivre les évolutions mondiales. Il a affirmé que la construction d'un système de cybersécurité robuste exige un véritable partenariat entre le gouvernement et le secteur privé. Il a souligné que le marché égyptien dispose de talents et d'expertises capables de rivaliser au niveau régional et international, à condition de bénéficier d'un environnement réglementaire favorable. M. Shamroukh a enfin rappelé que l'État égyptien continue de soutenir le secteur de la cybersécurité, le considérant comme l'un des piliers fondamentaux de l'économie numérique, un élément clé pour protéger l'infrastructure numérique, renforcer la confiance dans les services électroniques et accompagner la transformation digitale.

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