Le Dr Mohamed Farid Saleh, ministre de l'Investissement et du Commerce extérieur, a affirmé que le financement climatique n'est plus seulement un engagement environnemental. C'est désormais une question économique et concurrentielle de premier ordre, surtout avec la transition rapide vers une économie verte à l'échelle mondiale. Cette approche soutient la vision de l'Égypte de rendre son environnement des affaires plus compétitif et attractif pour les investissements et financements climatiques, tout en préparant les exportations égyptiennes à accéder à davantage de marchés mondiaux, notamment face aux mécanismes d'ajustement carbone aux frontières. Ces déclarations ont été faites lors de son discours d'ouverture à la conférence du programme Climate Finance Accelerator (CFA), organisé en partenariat avec l'ambassade britannique au Caire et Flat6Labs. Étaient également présentes la Dre Rachel Kyte, représentante spéciale du Royaume-Uni pour les affaires climatiques, et Mme Catherine Carr, chef adjointe de la mission britannique au Caire, ainsi qu'un groupe d'experts en investissement, de partenaires internationaux et de fondateurs de startups œuvrant dans des secteurs clés pour le soutien climatique. Le ministre a commencé son discours en soulignant la collaboration étroite entre l'Égypte et le Royaume-Uni pour renforcer leur partenariat stratégique et stimuler l'investissement dans l'économie verte. Cette coopération reflète des liens historiques et économiques profonds : le volume des échanges commerciaux a atteint environ 2,8 milliards de livres sterling en 2025, dont 1,5 milliard de livres sterling d'exportations égyptiennes et 1,3 milliard de livres sterling d'exportations britanniques. Il a également confirmé que le Royaume-Uni est le deuxième plus grand investisseur étranger sur le marché égyptien. Concernant le financement climatique, M. Farid a insisté sur l'intégration des investissements verts et du financement climatique dans le plan annuel du gouvernement. Cela permet de maximiser les opportunités d'investissement liées à la transition vers une économie à faible émission de carbone. Dans un autre registre, le ministre a révélé que des consultations sont en cours pour faciliter l'accès des exportations égyptiennes aux marchés mondiaux, notamment en tenant compte des mécanismes d'ajustement carbone aux frontières. Il a précisé que la mise en conformité de l'industrie égyptienne avec ces normes est une garantie essentielle pour maintenir les parts de marché et augmenter la capacité d'exportation. Il a expliqué que la vision de l'Égypte vise à augmenter la part des énergies renouvelables dans son mix électrique d'ici 2030. Il a souligné que pour atteindre cet objectif, il est crucial d'intégrer les efforts de toutes les parties nationales et de renforcer les compétences humaines, ce qui aidera à consolider la position de l'Égypte sur les marchés mondiaux du carbone. Le ministre a également souligné l'importance de développer des cadres réglementaires et de supervision adaptés à la nature du financement climatique. Il a insisté sur le fait qu'un système efficace doit pouvoir gérer la diversité des instruments financiers et les différentes capacités institutionnelles, tout en appliquant des méthodes de supervision précises pour garantir que les engagements climatiques se traduisent par des résultats économiques concrets, bénéfiques pour les entreprises et les citoyens. En clôture de son discours, le ministre a salué les résultats du programme Climate Finance Accelerator (CFA), le considérant comme un excellent exemple de coopération internationale pour soutenir la transition verte. Ce programme permet de transformer des projets climatiques en opportunités d'investissement finançables. Le CFA est une initiative internationale financée par le gouvernement britannique, qui vise à aider les pays en développement, dont l'Égypte, à accélérer leur transition vers une économie à faible émission de carbone. Il offre un soutien technique et financier complet, incluant le développement de modèles financiers, le renforcement des capacités et l'amélioration de la conformité aux normes internationales de durabilité et de gouvernance environnementale et sociale.
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