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Ihab Moslem : Le vrai succès ne brille pas qu'en surface, l'expansion non maîtrisée peut faire chuter les entreprises

Le Dr Ihab Moslem, consultant en gestion, nous rappelle que le vrai succès d'une entreprise ne se mesure pas seulement à sa popularité ou à son rayonnement. Pour lui, ce sont les résultats concrets et une gestion opérationnelle et administrative solide qui garantissent la durabilité de toute activité commerciale.

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Ihab Moslem : Le vrai succès ne brille pas qu'en surface, l'expansion non maîtrisée peut faire chuter les entreprises

Le Dr Ihab Moslem, consultant en gestion et marketing, a affirmé que le véritable succès ne se mesure pas uniquement à la célébrité ou à la portée. Il a souligné que les réalisations concrètes et l'efficacité opérationnelle et administrative sont les critères essentiels pour la durabilité de toute activité commerciale.

Dans une publication sur son compte LinkedIn, il a expliqué que l'augmentation du nombre de succursales ou une large présence sur les réseaux sociaux ne sont pas nécessairement des preuves de succès, surtout si cette expansion repose sur des financements externes ou sur des stratégies marketing basées sur la poursuite des tendances, loin de la valeur réelle du produit ou du service.

Signes avant-coureurs de difficultés financières

Moslem a indiqué que les crises financières n'apparaissent pas soudainement, mais sont précédées d'indicateurs clairs que la gestion financière compétente peut détecter tôt, permettant ainsi de traiter les causes profondes avant que les problèmes ne s'aggravent.

Il a ajouté que certaines entreprises ont recours à des pratiques qu'il a qualifiées de solutions à court terme qui compliquent la crise, telles que l'expansion des opérations de gestion de fonds, la distribution de dividendes sans bénéfices réels, le lancement de partenariats non étudiés, ou l'octroi de franchises pour des montants importants sans bases professionnelles claires, en plus du retardement des paiements aux fournisseurs et de la procrastination dans le règlement.

Il a souligné que ces pratiques peuvent parfois découler de bonnes intentions, d'un manque d'expérience ou d'un pari sur une amélioration future de la situation, mais qu'elles peuvent finalement pousser les entreprises sur des voies dangereuses, entraînant une perte de confiance et l'aggravation des crises financières.

La réputation institutionnelle ne supporte pas le silence

Le consultant en gestion et marketing a insisté sur le fait que la gestion des crises ne se limite pas aux aspects financiers, mais inclut également la préservation de la réputation institutionnelle, affirmant qu'ignorer les critiques ou le silence face aux crises peut nuire à la marque plus que la crise elle-même.

Il a expliqué que la réputation des entreprises se construit sur de longues années, mais peut être endommagée rapidement en l'absence de transparence et de communication avec les parties prenantes, les clients et les personnes affectées. Il a ajouté que les tentatives d'autrui de défendre l'entreprise ne seront pas efficaces tant qu'elle n'aura pas elle-même pris l'initiative de traiter les problèmes et d'y répondre clairement.

Critiques des pratiques de « gestion de fonds » et de franchise

Moslem a affirmé que son expérience de plus de 25 ans sur le marché l'a poussé à adopter une position de rejet des pratiques de « gestion de fonds », les considérant comme comportant des risques importants pour toutes les parties.

Il a également souligné que le concept de franchise est appliqué dans de nombreux cas sur le marché égyptien d'une manière qui diffère des modèles mondiaux matures, ce qui crée des problèmes liés à la gestion, à la gouvernance et au contrôle financier.

Une responsabilité partagée entre les deux parties

Il a estimé que la réception ou l'investissement de fonds en l'absence de systèmes comptables et de contrôle clairs constitue une erreur dont les deux parties sont responsables, qu'il s'agisse de l'entité qui reçoit les fonds ou de l'investisseur qui injecte son argent sans une étude suffisante.

Il a expliqué que l'attrait pour des promesses de profits élevés sans une compréhension suffisante des risques ou sans mécanismes clairs de contrôle et de gouvernance est une forme de négligence financière qui peut entraîner la perte d'épargnes et d'investissements, affirmant en même temps que la plus grande responsabilité légale et éthique incombe à ceux qui induisent délibérément les investisseurs en erreur ou les exploitent.

Une règle fondamentale pour l'investissement

Moslem a conclu sa publication en insistant sur l'importance de la gouvernance et du contrôle financier avant toute transaction d'investissement, appelant à ne pas recevoir de fonds d'autrui ni à investir de l'argent auprès de tiers en l'absence de mécanismes clairs d'examen financier, de contrôle et de réglementations légales régissant ces opérations.

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