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Google démantèle un réseau mondial de proxys qui a exploité 90 millions d'appareils Android via des applications gratuites

Google a récemment annoncé avoir mis fin à un immense réseau de cybercriminalité. Ce réseau aurait secrètement transformé plus de 90 millions d'appareils Android en serveurs proxy, permettant de rediriger du trafic internet sans que les utilisateurs ne le sachent. Le piège ? Des applications gratuites qui cachaient des outils malveillants.

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Google démantèle un réseau mondial de proxys qui a exploité 90 millions d'appareils Android via des applications gratuites

Google a annoncé avoir démantelé un vaste réseau cybercriminel qui aurait exploité plus de 90 millions d'appareils Android, ainsi que d'autres appareils intelligents à travers le monde. Ce réseau était secrètement utilisé comme infrastructure de proxy résidentiel, acheminant le trafic internet pour le compte de tiers à l'insu des propriétaires. Selon les enquêtes, le réseau s'appuyait sur des kits de développement logiciel (SDK) cachés, intégrés dans plus de 600 applications gratuites. Ces applications se présentaient aux utilisateurs comme des outils de service ordinaires, des services VPN ou des gestionnaires de téléchargement. Mais en réalité, elles fonctionnaient en arrière-plan pour rediriger le trafic internet via les appareils infectés, les transformant en points de passage au sein d'un réseau de proxys géographiquement distribué. Les experts en cybersécurité ont souligné que, dans la plupart des cas, les appareils affectés ne montraient pas les signes traditionnels d'une intrusion. Les applications continuaient de fonctionner normalement, sans ralentissement notable ni épuisement sévère de la batterie. Cela a rendu la détection de l'activité illicite difficile, permettant au réseau d'opérer pendant de longues périodes sans éveiller les soupçons. Les enquêtes ont également révélé que l'infrastructure du réseau était liée à une entité connue sous le nom d'IPIDEA, qui commercialisait ses services comme étant dédiés à la recherche de marché et à l'analyse de données. Cependant, une analyse technique a montré une utilisation intensive des adresses IP du réseau par de multiples acteurs de menaces cybernétiques. Sur une période de surveillance de moins de sept jours, l'activité de plus de 550 groupes de cybermenaces a été enregistrée utilisant les adresses du réseau. Certains d'entre eux sont soupçonnés d'être liés à des réseaux de crime organisé, avec des possibilités d'implication d'entités soutenues par des États. Les enquêtes sont toujours en cours pour déterminer précisément les responsabilités. Parallèlement, Google a intenté une action en justice devant un tribunal fédéral aux États-Unis pour demander le contrôle des domaines utilisés pour gérer le réseau. Cette démarche s'accompagne d'une coordination technique avec les fournisseurs d'infrastructures et de services de sécurité numérique pour désactiver les serveurs de commande et de contrôle associés.

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