Mohamed Ezzat, le fondateur et PDG de Bosta, a expliqué qu'il existe de nombreuses raisons qui peuvent mener à l'échec des startups. Cependant, l'expérience montre qu'un ensemble de facteurs récurrents se manifestent clairement à différentes étapes de la vie de ces entreprises.
Ezzat a précisé que les premières phases de création des startups (Early Stage) sont marquées par plusieurs défis majeurs. En tête de liste, on trouve les désaccords entre fondateurs. Une entreprise peut même disparaître avant d'avoir été réellement testée par le marché, à cause de divergences sur la stratégie, la répartition des pouvoirs ou même les questions financières.
Il a ajouté que l'« ego » ou l'arrogance de certains fondateurs est une autre cause d'échec. Cela peut les pousser à croire qu'ils ont toujours raison, ce qui les empêche d'apprendre du marché ou d'écouter les conseils.
Mohamed Ezzat a souligné que le marché est, selon ses propres termes, le « meilleur professeur » pour toute startup.
Il a également mentionné que le manque de liquidités financières représente un défi énorme pour les entreprises à leurs débuts. Certaines startups ont de vraies chances de réussir, mais les fonds s'épuisent avant qu'elles n'atteignent le fameux « Product Market Fit » (l'adéquation produit-marché).
Mohamed Ezzat a insisté sur le fait que l'absence de cette adéquation dès le départ est un problème fondamental. Si le produit ne résout pas un vrai problème pour les clients, les efforts de marketing ou de vente ne suffiront pas à sauver l'entreprise, ce qui impose parfois de changer de cap ou de modèle économique.
Concernant la phase de croissance, il a indiqué que les causes d'échec peuvent se répéter, mais avec un impact bien plus grand. Les désaccords entre fondateurs peuvent resurgir, mais ils deviennent alors plus dangereux, car l'entreprise a des employés, des investisseurs et des engagements plus importants.
Il a ajouté que si l'ego continue de dominer le fondateur à ce stade, cela peut l'empêcher de passer du rôle d'exécutant à celui de leader, surtout si cela l'empêche de déléguer les responsabilités à la bonne équipe.
Il a également souligné que le manque de liquidités pour assurer une économie d'exploitation durable est un autre défi. Une croissance rapide peut masquer certains problèmes pendant un temps, mais ils finissent par apparaître dans les chiffres et les résultats financiers.
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