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Rapport Cisco : Les RSSI face aux cybermenaces amplifiées par l'IA

Cisco vient de publier son rapport annuel 2026, intitulé « Rapport des RSSI : Du risque à la résilience à l'ère de l'IA ». Ce document, basé sur une enquête mondiale, explore comment les responsables de la sécurité des systèmes d'information (RSSI) gèrent l'escalade des cybermenaces, notamment celles amplifiées par l'intelligence artificielle, et comment ils s'adaptent pour renforcer la résilience de leurs entreprises.

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Rapport Cisco : Les RSSI face aux cybermenaces amplifiées par l'IA

 

Cisco a publié son rapport annuel 2026, intitulé « Rapport des RSSI : Du risque à la résilience à l'ère de l'IA ». Ce rapport s'appuie sur une enquête menée auprès de 650 responsables de la cybersécurité à travers le monde. Il met en lumière l'ampleur des défis auxquels sont confrontés les leaders de la sécurité, face à l'accélération des capacités des menaces et à l'expansion du rôle de l'intelligence artificielle dans la gestion de la sécurité et la gouvernance des risques.

L'escalade des menaces en 2026

95 % des participants ont indiqué que l'évolution rapide des capacités des attaquants représente le défi majeur de cette année. Parallèlement, 92 % ont estimé que l'amélioration des capacités de détection et de réponse aux menaces était une priorité absolue, suivie par la gestion des identités et des accès (78 %), et l'investissement dans les technologies d'IA pour la sécurité (68 %).

Selon Michael Fanning, CISO chez Splunk, « les responsables de la sécurité des systèmes d'information ne gèrent pas seulement la technologie, ils équilibrent les risques, la gestion des talents et la construction de la résilience numérique pour obtenir des résultats concrets ».

L'intelligence artificielle : Améliorer la visibilité et connecter les données

Le rapport révèle que 92 % des responsables utilisent l'IA pour examiner un plus grand volume d'événements de sécurité, tandis que 89 % affirment qu'elle renforce la corrélation des données et rend les analyses plus précises. De plus, 39 % de ceux qui ont adopté l'IA, partiellement ou totalement, ont constaté que ces outils ont doublé la vitesse de production des rapports, contre 18 % pour ceux qui en sont encore à la phase d'expérimentation.

82 % des participants s'attendent à ce que l'IA augmente le volume de données pouvant être examinées, et accélère les processus d'analyse, de corrélation des informations et de prise de décisions en matière de sécurité.

Défis et craintes d'une mauvaise utilisation

Malgré ses avantages, les responsables s'inquiètent que l'IA puisse être exploitée pour intensifier les cyberattaques. 86 % d'entre eux ont confirmé que les outils d'IA automatisés peuvent complexifier les attaques d'ingénierie sociale, et 82 % ont exprimé leurs craintes concernant la rapidité de propagation des outils de piratage et la complexité de la continuité des activités.

Élargissement du rôle et nouvelles responsabilités

Le rapport indique qu'environ quatre responsables sur cinq estiment que leur rôle est devenu plus complexe, avec une augmentation significative des préoccupations concernant la responsabilité personnelle en cas d'incidents de sécurité par rapport à 2023. Leur rôle inclut désormais la gouvernance de l'IA, la gestion des risques et la supervision du développement de logiciels sécurisés (DevSecOps).

Combler les lacunes en compétences

Les responsables de la sécurité des systèmes d'information se concentrent sur la résolution des lacunes en compétences via trois axes principaux : l'amélioration des qualifications de la main-d'œuvre actuelle, le recrutement de nouveaux experts et le recours à des sous-traitants. Cela souligne l'importance de l'élément humain et de la créativité dans la détection des menaces, malgré la dépendance croissante à l'IA.

Responsabilité partagée et renforcement de la résilience

Les résultats ont montré qu'une appropriation partagée des initiatives de sécurité conduit à des résultats plus solides. 62 % des responsables ont lié la valeur de ces initiatives à la collaboration entre les équipes de sécurité et la direction générale, suivie par le budget (55 %), puis l'accès aux données (49 %).

Défis du partage de données

Près des deux tiers des équipes de sécurité souffrent d'un épuisement modéré à sévère, en raison de l'augmentation des alertes (98 %), des fausses alertes (94 %) et de la multiplicité des outils (79 %). Pour y faire face, les responsables cherchent à intégrer les données dans des présentations unifiées et à transformer les détails techniques en récits compréhensibles pour la direction générale non technique.

En revanche, les préoccupations en matière de confidentialité (91 %), les coûts de stockage élevés (76 %) et le manque d'offres partagées (70 %) constituent des obstacles au partage de données entre les départements.

Lier la sécurité aux résultats commerciaux

Les responsables de la cybersécurité s'orientent vers la mesure de l'impact de leur travail sur les résultats commerciaux, à travers des indicateurs tels que la réduction du nombre d'incidents, l'amélioration du temps moyen de détection et de réponse, et la démonstration du retour sur investissement à la direction, tout en renforçant la collaboration entre les équipes de sécurité et la direction générale pour assurer le financement des initiatives de sécurité clés.

Méthodologie de l'enquête

L'enquête a inclus des participants d'Australie, de France, d'Allemagne, d'Inde, du Japon, de Nouvelle-Zélande, de Singapour, du Royaume-Uni et des États-Unis, couvrant neuf secteurs industriels : la fabrication, les télécommunications, les médias, les services financiers, le secteur public, l'énergie, le transport et la logistique, le commerce de détail, et les soins de santé et sciences de la vie.

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