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Banques au Moyen-Orient et en Afrique : L'IA, une stratégie vitale, bien plus qu'un simple luxe.

Ahmed Abdel Aal, PDG de Mashreq Bank, souligne que l'intelligence artificielle et les infrastructures numériques ne sont plus un simple luxe. Pour les banques du Moyen-Orient et d'Afrique, c'est une stratégie essentielle pour assurer leur survie et leur croissance durable dans un monde en constante évolution.

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Banques au Moyen-Orient et en Afrique : L'IA, une stratégie vitale, bien plus qu'un simple luxe.

Ahmed Abdel Aal, PDG du groupe Mashreq Bank, a affirmé qu'investir dans les infrastructures technologiques et les solutions numériques avancées n'est plus un luxe, mais une décision stratégique cruciale pour assurer la continuité des banques et leur compétitivité dans un secteur financier en pleine mutation, avec des attentes clients qui évoluent constamment. **Un investissement stratégique à long terme** Lors de sa participation à une table ronde intitulée « Réinventer la banque au Moyen-Orient et en Afrique – Comment l'IA mène la nouvelle ère de l'intelligence financière », Abdel Aal a insisté sur le fait que les institutions qui hésitent à investir aujourd'hui pourraient se retrouver hors jeu demain, compte tenu de la rapidité de l'innovation et de l'accélération de la transformation numérique. Il a expliqué que le développement de systèmes technologiques modernes exige des budgets colossaux et une vision à long terme. Il a souligné que le plus grand défi ne réside pas seulement dans le montant des dépenses, mais dans la nature du retour sur investissement, car environ 90 % des cas d'utilisation technologique à leurs débuts ne génèrent pas de retour sur investissement (ROI) direct. Cette réalité oblige les dirigeants à adopter une perspective stratégique axée sur la construction de capacités durables, permettant aux institutions de s'adapter à l'avenir plutôt que de se fier à des calculs à court terme. **Éliminer le bruit et se concentrer sur la valeur** Abdel Aal a également souligné l'importance de « filtrer le bruit » généré par les vagues technologiques successives, et de ne pas se laisser emporter par les applications populaires sans une évaluation réelle de leur valeur ajoutée. Il a précisé que le critère de succès de tout investissement technologique doit être son alignement avec la vision globale de l'institution et ses objectifs à long terme. Il a insisté sur le fait que convaincre les conseils d'administration et les actionnaires de la pertinence de ces investissements est une étape fondamentale dans le parcours de transformation numérique, surtout face à l'augmentation des coûts et à l'absence de retour immédiat. **Une infrastructure solide, condition de l'innovation** Il a ajouté que les solutions avancées, qu'il s'agisse des services financiers numériques ou des technologies de la blockchain, reposent sur la robustesse et la qualité de l'infrastructure d'intelligence artificielle. Cela fait de l'investissement dans cette base technologique une condition préalable à toute véritable innovation. Il a également souligné que maîtriser la nouvelle « langue technologique » n'est plus une option, mais une nécessité pour diriger les institutions dans un environnement mondial en rapide mutation. Le succès dépend de la capacité des banques à transformer les défis technologiques en opportunités d'investissement qui renforcent leur compétitivité et assurent la durabilité de leur croissance.

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